Les mêmes lettres, 3 mots différents, mais des sens qui parfois se recoupent...
Salaire (n. m.) : Rémunération d’un service rendu, d’un travail effectué par une personne pour le compte d’une autre personne ou d’un groupe de personnes.
Aileras (v) : [Figuré] Donner des ailes à. « Ces nouveaux espoirs ont ailé mon cœur. »
Salerai (v.) : [Vieux] [Familier] Traiter (qqn) de façon très sévère. « Saler un élève. »
vendredi 5 mars 2010
lundi 22 février 2010
Une minute de silence... canine
C'est avec un esprit marketing incroyable que l'équipe derrière le célèbre Cesar Millan nous annonce le décès de Daddy. Le bulldog rend l'âme à l'âge vénérable de 16 ans. Évidemment, on devine que très bientôt, une nouvelle mascotte prendra place aux côtés du lucratif Cesar Millan Inc. (allez voir la dernière ligne en bas de la page...); ça prend bien un gentil et adorable toutout pour épauler la rééducation, partager la vedette de la série télé, faire la page centrale du magazine et orner les t-shirts!
jeudi 18 février 2010
Une nouvelle approche de l'achat local
Ceux qui me connaissent et osent me côtoyer m'ont entendu à maintes et maintes reprises parler de (lire : sont écoeurés de m'entendre répéter...) l'importance d'acheter localement. Mes arguments sont simples : promouvoir l'économie, l'emploi et le talent locaux; développer l'esprit communautaire nécessaire à une belle vie fraternelle et d'entraide; minimiser son impact environnemental — déplacements, transport de denrées, boycotter les marchés souvent moins sévères au niveau de la législation environnementale (lire : ne pas acheter « Made in China », parce que Made in China = Made in we-don't-care-what-we-pitch-dedans-les-clouds-la-sea-and-la-terre).
Or, je lisais dans le journal d'hier un article intéressant qui fait référence à cette note de l'Institut économique de Montréal. Ce court texte (il ne fait que 3 petites pages; je vous implore d'y consacrer les 5 minutes nécessaires à sa lecture) s'appuie sur des études récentes et viables et prouve que la production de gaz à effet de serres (GES) est potentiellement plus importante lorsqu'on achète local que lorsqu'on achète des produits importés.
Bon, je vous l'accorde : acheter local n'est peut-être pas aussi écolo qu'on ne puisse le penser. Mais là où je ne démordrai jamais, c'est sur l'importance d'encourager nos artisans, nos entrepreneurs et notre main-d'oeuvre locale. Acheter près de la maison (et non, si le Wal-Mart se situe au coin de votre rue, ça ne compte pas...), c'est encourager l'économie de votre quartier et de votre ville. C'est faire en sorte qu'un de vos voisins empoche un salaire et qu'il peut, à son tour, se procurer les produits ou services de votre entreprise (ou employeur) et ça met à son tour des écus dans vos poches. C'est aussi un chômeur de moins qui dépend de l'État (voire ma note précédente sur la dette de La Belle Province...).
J'suis prêt à revoir mon approche rhétorique sur le sujet du commerce local, mais pas ma conviction profonde qu'encourager son voisin, ça contribue à une hygiène sociale nécessaire.
Or, je lisais dans le journal d'hier un article intéressant qui fait référence à cette note de l'Institut économique de Montréal. Ce court texte (il ne fait que 3 petites pages; je vous implore d'y consacrer les 5 minutes nécessaires à sa lecture) s'appuie sur des études récentes et viables et prouve que la production de gaz à effet de serres (GES) est potentiellement plus importante lorsqu'on achète local que lorsqu'on achète des produits importés.
Bon, je vous l'accorde : acheter local n'est peut-être pas aussi écolo qu'on ne puisse le penser. Mais là où je ne démordrai jamais, c'est sur l'importance d'encourager nos artisans, nos entrepreneurs et notre main-d'oeuvre locale. Acheter près de la maison (et non, si le Wal-Mart se situe au coin de votre rue, ça ne compte pas...), c'est encourager l'économie de votre quartier et de votre ville. C'est faire en sorte qu'un de vos voisins empoche un salaire et qu'il peut, à son tour, se procurer les produits ou services de votre entreprise (ou employeur) et ça met à son tour des écus dans vos poches. C'est aussi un chômeur de moins qui dépend de l'État (voire ma note précédente sur la dette de La Belle Province...).
J'suis prêt à revoir mon approche rhétorique sur le sujet du commerce local, mais pas ma conviction profonde qu'encourager son voisin, ça contribue à une hygiène sociale nécessaire.
mercredi 17 février 2010
La dette du Québec en temps réel
Question de se faire peur un peu... Selon moi, ça devrait être la page d'accueil sur les ordis de TOUS les élus du Québec (provincial, municipal, scolaire... TOUS!) Question que chaque fois qu'ils regardent leur écran, ils se rappellent la responsabilité qu'ils ont envers les citoyens : dépenser les deniers publics comme si c'étaient ceux de leur propre famille.
Et maintenant, on fait quoi avec cette dette? Ça me rappelle l'ouverture du film La Haine : « Jusqu'ici, tout va bien... Jusqu'ici, tout va bien... Jusqu'ici, tout va bien... Mais l'important, c'est pas la chute; c'est l'atterrissage. »
Et maintenant, on fait quoi avec cette dette? Ça me rappelle l'ouverture du film La Haine : « Jusqu'ici, tout va bien... Jusqu'ici, tout va bien... Jusqu'ici, tout va bien... Mais l'important, c'est pas la chute; c'est l'atterrissage. »
mardi 9 février 2010
L'anagramme du jour
Quand on brasse les lettres d'un mot, un découvre parfois un lien intéressant, voire un sens caché...
Emploi : Travail, fonction confiée à une personne, moyennant rémunération.
Lipome : [MÉDECINE] Tumeur bénigne constituée par une prolifération de tissus adipeux sous la peau.
Emploi : Travail, fonction confiée à une personne, moyennant rémunération.
Lipome : [MÉDECINE] Tumeur bénigne constituée par une prolifération de tissus adipeux sous la peau.
Des chiffres désaltérants?
Retenez ces chiffres la prochaine fois que vous achèterez une bouteille d'eau de source au dépanneur du coin;
— Chaque bouteille nécessite pour sa fabrication 3 fois la quantité d'eau potable que ladite bouteille contient (une bouteille de 500 ml nécessite donc 1,5 litre d'eau pour sa fabrication);
— On fabrique 26 000 000 000 (vingt-six milliards!) de bouteilles de plastique chaque année en Amérique du Nord;
— 1 500 000 barils de pétrole sont nécessaires à la fabrication de toutes ces bouteilles de plastique;
— Les normes qui régissent l'industrie de l'eau embouteillée sont parfois moins sévères que les normes de qualité exigées pour l'eau d'aqueduc (une eau de source n'est donc pas nécessairement plus saine que l'eau du robinet...);
— 25 % de l'eau embouteillée que l'on retrouve sur les tablettes du commerce est en fait de l'eau de robinet que l'on nous vend 1000 fois plus cher que si on la prenait directement du robinet (les campagnes de pub, ça coûte cher!);
1 mètre cube d'eau embouteillée = 592 $
1 mètre cube d'eau du robinet = 0,31 $
— Chaque bouteille d'eau de source Naya, puisée dans une source à Mirabel (Basses-Laurentides) parcourt plusieurs centaines de kilomètres en camion afin de se rendre dans tous les points de vente. D'ailleurs, fait intéressant : sur son site web, l'entreprise québécoise met tout en branle afin de nous convaincre que son eau est écologiquement responsable... Mais n'oubliez pas que la chose la plus responsable que vous puissiez faire, c'est de ne pas boire d'eau en bouteille du tout!
— Chaque bouteille nécessite pour sa fabrication 3 fois la quantité d'eau potable que ladite bouteille contient (une bouteille de 500 ml nécessite donc 1,5 litre d'eau pour sa fabrication);
— On fabrique 26 000 000 000 (vingt-six milliards!) de bouteilles de plastique chaque année en Amérique du Nord;
— 1 500 000 barils de pétrole sont nécessaires à la fabrication de toutes ces bouteilles de plastique;
— Les normes qui régissent l'industrie de l'eau embouteillée sont parfois moins sévères que les normes de qualité exigées pour l'eau d'aqueduc (une eau de source n'est donc pas nécessairement plus saine que l'eau du robinet...);
— 25 % de l'eau embouteillée que l'on retrouve sur les tablettes du commerce est en fait de l'eau de robinet que l'on nous vend 1000 fois plus cher que si on la prenait directement du robinet (les campagnes de pub, ça coûte cher!);
1 mètre cube d'eau embouteillée = 592 $
1 mètre cube d'eau du robinet = 0,31 $
— Chaque bouteille d'eau de source Naya, puisée dans une source à Mirabel (Basses-Laurentides) parcourt plusieurs centaines de kilomètres en camion afin de se rendre dans tous les points de vente. D'ailleurs, fait intéressant : sur son site web, l'entreprise québécoise met tout en branle afin de nous convaincre que son eau est écologiquement responsable... Mais n'oubliez pas que la chose la plus responsable que vous puissiez faire, c'est de ne pas boire d'eau en bouteille du tout!
vendredi 15 janvier 2010
Notre mijoteuse écolo...
Vive LesPAC! Vive le grand potentiel écolo des PAC!
Ma douce et moi, on cherchait à se procurer une p'tite mijoteuse, question de passer encore plus pour le 'ti-couple-cute-qui-vit-dedans-la-campagne-qui-fait-son-pain-pis-son-chutney-pis-qui-cuisine-95%-de-ses-repas. Avouez que c'est une maudite bonne moyenne au chaudron! Et de mon côté, j'avouerai que c'est ma blonde-au-foyer qui s'occupe de 98 % de nos 95 % de repas faits-maison. Merci m'amour!
Toujours est-il que nous cherchions unedite mijoteuse et désirions y investir le moins d'écus possibles. Points AirMiles, BoniDollars Desjardins, ventes et spéciaux; on a regardé de tout bord tout côté pour trouver LE deal. Pis v'la ti pas que ma blonde trouve sur LesditesPAC une mijoteuse à vendre. Vingt piastres. LE deal, LE v'là toi!
Le même soir, chum-que-je-suis passe par Saint-Antoine jeter un coup d'oeil à ladite mijoteuse. Neuve! Une ou deux mijotées, au plus! La dame s'en débarasse « parce qu'avec 5 petits-enfants, elle était trop petite! On en a acheté une grosse! ». Bin gentille Dame, sachez que vot' 'tite mijoteuse fait le plaisir de not' 'ti couple!
Pis le « écolo » dans tout ça? En achetant usagé/used, on encourage la réutilisation des biens. Recycler, c'est bien, mais réutiliser les biens, c'est encore mieux! Favoriser l'usagé/used, c'est stopper la surproduction et la surconsommation; c'est utiliser moins d'énergie pour la fabrication de neuf; c'est aussi, d'une certaine façon, d'envoyer un message aux fabricants pour les inciter à fabriquer des appareils un peu plus durables, quitte à les payer un peu plus cher à l'achat initial.
On s'imagine — à tord — que recycler et réutiliser, c'est la même chose. Eh non, bon peuple, c'est très différent! Le premier nécessite la consommation d'énergies additionnelles pour transformer une matière X en matière Y. Le deuxième (le celui qu'on devrait donc essayer de faire souvent tous les jours) consiste à prendre un quelque chose et à s'en reservir, simplement. Aucune énergie nécessaire, sinon celle des neurones pour trouver ledit quelque chose (sur LesPAC, par exemple...).
Pensez-y SÉRIEUSEMENT s'il vous plaît; la prochaine fois que vous aurez besoin d'un appareil quelconque — qu'il soit ménager, électronique, mécanique, whatever! — allez donc faire un tour d'abord du côté du seconde main, question de donner une deuxième vie à un appareil qui vous comblera, aidera votre budget et donnera un petit coup de pouce à notre Terre d'accueil.
Ma douce et moi, on cherchait à se procurer une p'tite mijoteuse, question de passer encore plus pour le 'ti-couple-cute-qui-vit-dedans-la-campagne-qui-fait-son-pain-pis-son-chutney-pis-qui-cuisine-95%-de-ses-repas. Avouez que c'est une maudite bonne moyenne au chaudron! Et de mon côté, j'avouerai que c'est ma blonde-au-foyer qui s'occupe de 98 % de nos 95 % de repas faits-maison. Merci m'amour!
Toujours est-il que nous cherchions unedite mijoteuse et désirions y investir le moins d'écus possibles. Points AirMiles, BoniDollars Desjardins, ventes et spéciaux; on a regardé de tout bord tout côté pour trouver LE deal. Pis v'la ti pas que ma blonde trouve sur LesditesPAC une mijoteuse à vendre. Vingt piastres. LE deal, LE v'là toi!
Le même soir, chum-que-je-suis passe par Saint-Antoine jeter un coup d'oeil à ladite mijoteuse. Neuve! Une ou deux mijotées, au plus! La dame s'en débarasse « parce qu'avec 5 petits-enfants, elle était trop petite! On en a acheté une grosse! ». Bin gentille Dame, sachez que vot' 'tite mijoteuse fait le plaisir de not' 'ti couple!
Pis le « écolo » dans tout ça? En achetant usagé/used, on encourage la réutilisation des biens. Recycler, c'est bien, mais réutiliser les biens, c'est encore mieux! Favoriser l'usagé/used, c'est stopper la surproduction et la surconsommation; c'est utiliser moins d'énergie pour la fabrication de neuf; c'est aussi, d'une certaine façon, d'envoyer un message aux fabricants pour les inciter à fabriquer des appareils un peu plus durables, quitte à les payer un peu plus cher à l'achat initial.
On s'imagine — à tord — que recycler et réutiliser, c'est la même chose. Eh non, bon peuple, c'est très différent! Le premier nécessite la consommation d'énergies additionnelles pour transformer une matière X en matière Y. Le deuxième (le celui qu'on devrait donc essayer de faire souvent tous les jours) consiste à prendre un quelque chose et à s'en reservir, simplement. Aucune énergie nécessaire, sinon celle des neurones pour trouver ledit quelque chose (sur LesPAC, par exemple...).
Pensez-y SÉRIEUSEMENT s'il vous plaît; la prochaine fois que vous aurez besoin d'un appareil quelconque — qu'il soit ménager, électronique, mécanique, whatever! — allez donc faire un tour d'abord du côté du seconde main, question de donner une deuxième vie à un appareil qui vous comblera, aidera votre budget et donnera un petit coup de pouce à notre Terre d'accueil.
mardi 12 janvier 2010
Kama Sutra
Une simple pensée interrogative : comment se fait-il, à la télévision et dans les documentaires, que les intervenants qui sont réputés comme des experts du Kama Sutra soient toujours des couples moches et vieillissants? J'ai vraiment le goût moi d'aller suivre un cours de cul enseigné par une femme qui me fait penser à matante Gertrude?
dimanche 10 janvier 2010
Goerges Laraque : grand missionnaire?
Ces jours-ci, on parle pas mal de notre alimentation. Paraît qu'il faut la surveiller. Pas pour compter les calories, mais plutôt les cadavres...
En effet, et je suis le premier à appuyer ce mouvement, de plus en plus de gens prennent conscience qu'en consommant nos trois repas quotidiens, ce sont en fait trois chances que l'on a d'exprimer nos croyances et nos valeurs.
À ce sujet, l'excellent documentaire Food, Inc. (Les alimenteurs), qui parle en long et en large de l'emprise d'une poignée de corporations sur l'industrie de l'alimentation, qui imposent leurs règles, qui contraignent les fermiers à utiliser des produits et des méthodes inhumains et nocifs et qui nous nourrissent de mensonges et de cachotteries.
J'adhère volontiers et entièrement à cette philosophie et essaie, le plus possible, de choisir des produits locaux, sans tomber dans l'extrémisme bio-grano-facho-moralisateur...
Bin v'là ti pas que Goerges Laraque, grand philosophe contemporain (mais surtout ailier droit de la sainte flanelle et homme au jugement impeccable), se prononce sur les droits des animaux, sur nos habitudes alimentaires et sur les vertus du végétalisme.
Honnêtement, c'est touchant de voir qu'un goon de 6' 4" 245 livres nous parle des larmes qu'il a versées quand il a enfin appris comment sont traités les animaux d'élevage. C'est bien de savoir qu'après avoir visionné le documentaire Therriens (auquel il prête sa sublime voix pour la narration), Laraque a décidé de se convertir au végétalisme.
Ce qui est troublant, c'est d'entendre Laraque et son argumentation déficiente; on croirait entendre un véritable illuminé qui, ayant lu la bible pour la première fois, décide de propager la bonne nouvelle et de traiter ses détracteurs d'infidèles. C'est ce qu'il a tenté lors de sa participation à l'émission radio de Christiane Charette.
Mais encore plus triste : le traitement et les arguments bidons de la toujours-chiâleuse-vite-sur-la-gachette-pour-simplement-provoquer-pis-brasse-d'la-marde Petrowski. Cette dernière ramasse Laraque à grands coups de conneries verbales. Au moins, même Laraque — pas futé et pas trop outillé pour une réplique efficace — détecte l'insuffisance des propos de la Petrowski et se lance dans le débat comme un végétarien dans une boucherie de quartier.
Avoir une cause, c'est bien. Être un simili héros et défendre une cause noble, c'est mieux. Mais se lancer VÉRITABLEMENT dans le combat, s'informer plus longuement sur le sujet et être fin prêt à répliquer de façon intelligente et documentée, c'est sublime. Non : c'est ESSENTIEL!
Quand Laraque comprendra que les documentaires ne sont pas des encyclopédies, mais bien des cris d'alarme qui servent à éveiller la population; lorsque ce même pousseux d'puck fera l'effort de lire un livre (un bouquin pour enfant, s'il le faut...) et de nourrir sa vocation, LÀ on pourra lui lever notre chapeau et considérer qu'il essaie honnêtement de faire une différence.
Entretemps, il ne demeure qu'un joueux d'hockey qui ne mange pas d'viande pis qui en parle à la radio...
En effet, et je suis le premier à appuyer ce mouvement, de plus en plus de gens prennent conscience qu'en consommant nos trois repas quotidiens, ce sont en fait trois chances que l'on a d'exprimer nos croyances et nos valeurs.
À ce sujet, l'excellent documentaire Food, Inc. (Les alimenteurs), qui parle en long et en large de l'emprise d'une poignée de corporations sur l'industrie de l'alimentation, qui imposent leurs règles, qui contraignent les fermiers à utiliser des produits et des méthodes inhumains et nocifs et qui nous nourrissent de mensonges et de cachotteries.
J'adhère volontiers et entièrement à cette philosophie et essaie, le plus possible, de choisir des produits locaux, sans tomber dans l'extrémisme bio-grano-facho-moralisateur...
Bin v'là ti pas que Goerges Laraque, grand philosophe contemporain (mais surtout ailier droit de la sainte flanelle et homme au jugement impeccable), se prononce sur les droits des animaux, sur nos habitudes alimentaires et sur les vertus du végétalisme.
Honnêtement, c'est touchant de voir qu'un goon de 6' 4" 245 livres nous parle des larmes qu'il a versées quand il a enfin appris comment sont traités les animaux d'élevage. C'est bien de savoir qu'après avoir visionné le documentaire Therriens (auquel il prête sa sublime voix pour la narration), Laraque a décidé de se convertir au végétalisme.
Ce qui est troublant, c'est d'entendre Laraque et son argumentation déficiente; on croirait entendre un véritable illuminé qui, ayant lu la bible pour la première fois, décide de propager la bonne nouvelle et de traiter ses détracteurs d'infidèles. C'est ce qu'il a tenté lors de sa participation à l'émission radio de Christiane Charette.
Mais encore plus triste : le traitement et les arguments bidons de la toujours-chiâleuse-vite-sur-la-gachette-pour-simplement-provoquer-pis-brasse-d'la-marde Petrowski. Cette dernière ramasse Laraque à grands coups de conneries verbales. Au moins, même Laraque — pas futé et pas trop outillé pour une réplique efficace — détecte l'insuffisance des propos de la Petrowski et se lance dans le débat comme un végétarien dans une boucherie de quartier.
Avoir une cause, c'est bien. Être un simili héros et défendre une cause noble, c'est mieux. Mais se lancer VÉRITABLEMENT dans le combat, s'informer plus longuement sur le sujet et être fin prêt à répliquer de façon intelligente et documentée, c'est sublime. Non : c'est ESSENTIEL!
Quand Laraque comprendra que les documentaires ne sont pas des encyclopédies, mais bien des cris d'alarme qui servent à éveiller la population; lorsque ce même pousseux d'puck fera l'effort de lire un livre (un bouquin pour enfant, s'il le faut...) et de nourrir sa vocation, LÀ on pourra lui lever notre chapeau et considérer qu'il essaie honnêtement de faire une différence.
Entretemps, il ne demeure qu'un joueux d'hockey qui ne mange pas d'viande pis qui en parle à la radio...
jeudi 17 décembre 2009
Quelques images de Kubrick le Collie
Un chien, ciboire. Me suis pris d'affection pour une grosse patente à pattes dont les 2 priorités sont : fouiller dans la poubelle de la cuisine pour y dénicher un snack improvisé; perdre son poil et le répandre sur les meubles, le linge et le plancher.
Bin coudonc... Faut trouver ça l'fun (avoir un chien, j'veux dire...) pour partir à moins vingt (la température, de même que le nombre de minutes qui précèdent les coups de 6 h), lui faire faire une petite balade, un petit tas, le ramasser, nouer le sac pis rentrer se moucher parce qu'on a la guedille au nez.
On aura beau dire, il est sympa mon cher Kubrick. Pis j'l'aime bin. En voici donc quelques clichés.



Bin coudonc... Faut trouver ça l'fun (avoir un chien, j'veux dire...) pour partir à moins vingt (la température, de même que le nombre de minutes qui précèdent les coups de 6 h), lui faire faire une petite balade, un petit tas, le ramasser, nouer le sac pis rentrer se moucher parce qu'on a la guedille au nez.
On aura beau dire, il est sympa mon cher Kubrick. Pis j'l'aime bin. En voici donc quelques clichés.

La grippe aviaire-porcine de mes deux : A(H1N-NON)
Vous souvenez-vous du dangereux virus du Nil, qui devait nous exterminer tous il y a quelques années?
Avez-vous souffert de la méningite, il y a deux décennies?
Est-ce que les « killer bees », qui arrivaient du Mexique avec la rage de nous tuer sauvagement, ont campé leur ruche sur votre terrain?
La grippe aviaire, vous vous en souvenez?
(Bien que ce problème environnemental en soit un de premier ordre), connaissez-vous quelqu'un qui a souffert de la présence d'algues bleues ou vertes ou jaunes ou magentas?
Vous êtes-vous déjà fait frapper par un bus?
Avez-vous déjà gagné le gros lot?
Savez-vous que des milliers de personnes meurent chaque année du cancer? De maladies cardio-vasculaires? Fait-on quelque chose pour sauver ces milliers (dizaines de milliers) de victimes, de vies? Pour prévenir la progression de ce VÉRITABLE fléau?
Non. On fait la file pour la A(H1N1). Pourquoi? Bin, semble-t-il que ça rapporte des milliards aux pharmaceutiques, aux fabricants de masques et de gants chirurgicaux, aux brasseurs de la Purel et que ça donne raison aux médecins de dire que ça va mal dans le système de santé. Oui, ça va mal. Pourquoi? Parce qu'on fait des opérations politico-médiatiques monstres pour mettre des plasters, alors que des milliers de gens attendent avec un organe malade,déficient ou en moins.
Chaque année (chaque saison, on dirait), ça prend une nouvelle bibitte pour nous faire faire dans notre froc. Pour entretenir les conversations près de la machine à café. Pour nous faire sentir qu'on met de la pression sur nos élus et que finalement ils capitulent et nous écoutent. En réalité, ils profitent de cette cohue pour se la couler douce et faire passer des entourloupettes au peuple effrayé et docile (ref.: le film « Wag the Dog »).
Je suis loin d'être un parano qui voit le complot partout, mais sincèrement, combien de morts sur le dos de la C-difficile, qui a tenu la manchette pendant je ne sais combien de semaine? Combien de milliards dans les coffres des big-pill-salesmen? On parle de la A(H1N-NON) comme si c'était le Jugement Dernier, alors qu'on ne parle plus du SIDA et qu'autant de personnes en sont atteintes, en meurent, que lorsque ce virus défrayait la manchette à 8 h, midi, 18 h et 22 h. Peut-on laisser passer la grippe et s'attaquer aux VRAIES menaces sur notre santé?
Avez-vous souffert de la méningite, il y a deux décennies?
Est-ce que les « killer bees », qui arrivaient du Mexique avec la rage de nous tuer sauvagement, ont campé leur ruche sur votre terrain?
La grippe aviaire, vous vous en souvenez?
(Bien que ce problème environnemental en soit un de premier ordre), connaissez-vous quelqu'un qui a souffert de la présence d'algues bleues ou vertes ou jaunes ou magentas?
Vous êtes-vous déjà fait frapper par un bus?
Avez-vous déjà gagné le gros lot?
Savez-vous que des milliers de personnes meurent chaque année du cancer? De maladies cardio-vasculaires? Fait-on quelque chose pour sauver ces milliers (dizaines de milliers) de victimes, de vies? Pour prévenir la progression de ce VÉRITABLE fléau?
Non. On fait la file pour la A(H1N1). Pourquoi? Bin, semble-t-il que ça rapporte des milliards aux pharmaceutiques, aux fabricants de masques et de gants chirurgicaux, aux brasseurs de la Purel et que ça donne raison aux médecins de dire que ça va mal dans le système de santé. Oui, ça va mal. Pourquoi? Parce qu'on fait des opérations politico-médiatiques monstres pour mettre des plasters, alors que des milliers de gens attendent avec un organe malade,déficient ou en moins.
Chaque année (chaque saison, on dirait), ça prend une nouvelle bibitte pour nous faire faire dans notre froc. Pour entretenir les conversations près de la machine à café. Pour nous faire sentir qu'on met de la pression sur nos élus et que finalement ils capitulent et nous écoutent. En réalité, ils profitent de cette cohue pour se la couler douce et faire passer des entourloupettes au peuple effrayé et docile (ref.: le film « Wag the Dog »).
Je suis loin d'être un parano qui voit le complot partout, mais sincèrement, combien de morts sur le dos de la C-difficile, qui a tenu la manchette pendant je ne sais combien de semaine? Combien de milliards dans les coffres des big-pill-salesmen? On parle de la A(H1N-NON) comme si c'était le Jugement Dernier, alors qu'on ne parle plus du SIDA et qu'autant de personnes en sont atteintes, en meurent, que lorsque ce virus défrayait la manchette à 8 h, midi, 18 h et 22 h. Peut-on laisser passer la grippe et s'attaquer aux VRAIES menaces sur notre santé?
À propos de l'écriture
Ceci est un blogue. Je suis un blogueur. Si j'ai décidé de bloguer, c'est pour partager des affaires dont la majorité d'entre vous se fouttent éperduement, mais surtout pour pouvoir écrire autre chose, autrement, que ce que je fais à longueur de journée (vendre l'idée aux gens que les émissions dans la tivi, sont bonne!).
J'écris assez spontannément, automatiquement. Bien que la langue revête une importance primordiale à mes yeux, il peut évidemment arriver, dans un élan d'entrain incontrôlable, que des phôtes se glissent ici et là. Il se peut même que j'invente des mots, des styles, des tournures. Mea cupla.
Ceci étant dit, tous vos commentaires et ajouts à ces tranches de vie sont plus que la welcome! bruno@brunoplourde.com.
J'écris assez spontannément, automatiquement. Bien que la langue revête une importance primordiale à mes yeux, il peut évidemment arriver, dans un élan d'entrain incontrôlable, que des phôtes se glissent ici et là. Il se peut même que j'invente des mots, des styles, des tournures. Mea cupla.
Ceci étant dit, tous vos commentaires et ajouts à ces tranches de vie sont plus que la welcome! bruno@brunoplourde.com.
Tant qu'à perdre mon temps...
Je demeure dans les Laurentides et bosse à Mourial. J'ai le choix :
- 20 minutes de bagnole pour me rendre à la gare, 1 h 20 le cul dans l'train jusqu'au coeur de la Métropole (libre de lire, écrire, travailler, visionner, écouter, somnoler... Alouette!), puis 5 minutes à pied (total : 1 h 45);
- 2 heures (1 h 30, si on est chanceux) les mains crispées au volant à vouloir tuer le char devant moi, le truck devant lui, la remorqueuse 2 km devant, le proprio du VUS qui a embouti la Prius et qui jase présentement avec le gars de la remorqueuse, le flic qui ralentit le trafic avec ses girophares à la con, et le pauvre bougre qui place les cônes sur le bord de la route parce que de gros Tonkas doivent boucher les cratères sur la 15, la 40, la Main, la Ste-Cath et la la-lère.
J'ai donc choisi de vivre heureux, sain, équilibré, vieux, et de vous écrire pendant que le tic-a-tac-a-tic-a-tac des roues métalliques berce le chemin de fer.
- 20 minutes de bagnole pour me rendre à la gare, 1 h 20 le cul dans l'train jusqu'au coeur de la Métropole (libre de lire, écrire, travailler, visionner, écouter, somnoler... Alouette!), puis 5 minutes à pied (total : 1 h 45);
- 2 heures (1 h 30, si on est chanceux) les mains crispées au volant à vouloir tuer le char devant moi, le truck devant lui, la remorqueuse 2 km devant, le proprio du VUS qui a embouti la Prius et qui jase présentement avec le gars de la remorqueuse, le flic qui ralentit le trafic avec ses girophares à la con, et le pauvre bougre qui place les cônes sur le bord de la route parce que de gros Tonkas doivent boucher les cratères sur la 15, la 40, la Main, la Ste-Cath et la la-lère.
J'ai donc choisi de vivre heureux, sain, équilibré, vieux, et de vous écrire pendant que le tic-a-tac-a-tic-a-tac des roues métalliques berce le chemin de fer.
Pas Lassie, mais presque...
Tout le monde a à peu près la même réaction : « Un Colley? Calvaire, ça existe encore ces chiens là? Pis me semble que c'est pas le genre de chien avec lequel je t'imaginais...! »
Depuis toujours, j'ai adoré cette race canine. Je me souviens d'un voyage en moto avec mon père, quand j'étais flo. On avait couché dans un motel en construction, middle-of-fucking-nowhere, parce que ça faisait des heures que Pops roulait et que tous les établissements affichaient un gros NO devant leur VACANCY. Il avait convaincu le proprio (plus constructeur que proprio, à l'époque...) de nous louer une chambre. Me souviens que c'était flambant neuf, super propre, mais que l'extérieur était encore su'l papier nouère, comme on dit par cheu-nous.
Me souviens surtout du chien. Un superbe Colley qui devait avoir 5 ou 6 ans. Assis. Calme. Patient (malgré mon énervement et mon entrain d'enfant de 7 ans). On a débarqué les bagages de la moto et avant même que Pops ait fini de déposer les sacs sur le tapis immaculé, j'étais dans le champ en train de jouer avec le chien. De le flatter. De m'extasier devant son intellgence et mes dons de maître-chien (bin oui toué... Je disais « assis » pis il le faisait! Quel intelligence! Quels dons!). M'amuser avec lui jusqu'à ce qu'on me force à rentrer dans la chambre pour aller dormir. Et le lendemain, pas question de déjeûner pour moi : jouer avec le pitou, oui monsieur!
Lassie ne m'a jamais impressionné ni captivé; j'imagine que la graine critique sommeillait déjà en moi à ce jeune âge et je me souviens que je trouvais dooooooooooont cette émission plate et mal « stagée » - ça paraissait tellement que, hors cadre, on tenait un gros steak pour attirer Lassie! Mais j'ai toujours adoré les Colley, envers et contre tous, et leurs commentaires « chien de mononc', pu' a' mode, tellement plate et commun ».
Samedi, j'irai chercher Kubrick (que je rebaptiserai ainsi, parce que Ricky... passons!). Du haut de mes 32 ans, du bas de ses 6 mois, on fera un duo d'enfer. Ce sera le plus fin, le plus bô, le plus obéissant, le plus brillant et le plus touffu de tous les chiens du monde. Et quand Lassie appellera à la maison pour que Kubrick passe la prendre, je lui pitcherai les clés du char en lui disant : « Kashmir, fais attention à mon char, mais montre z'y à cette chienne de Lassie qui c'est le boss! »
Depuis toujours, j'ai adoré cette race canine. Je me souviens d'un voyage en moto avec mon père, quand j'étais flo. On avait couché dans un motel en construction, middle-of-fucking-nowhere, parce que ça faisait des heures que Pops roulait et que tous les établissements affichaient un gros NO devant leur VACANCY. Il avait convaincu le proprio (plus constructeur que proprio, à l'époque...) de nous louer une chambre. Me souviens que c'était flambant neuf, super propre, mais que l'extérieur était encore su'l papier nouère, comme on dit par cheu-nous.
Me souviens surtout du chien. Un superbe Colley qui devait avoir 5 ou 6 ans. Assis. Calme. Patient (malgré mon énervement et mon entrain d'enfant de 7 ans). On a débarqué les bagages de la moto et avant même que Pops ait fini de déposer les sacs sur le tapis immaculé, j'étais dans le champ en train de jouer avec le chien. De le flatter. De m'extasier devant son intellgence et mes dons de maître-chien (bin oui toué... Je disais « assis » pis il le faisait! Quel intelligence! Quels dons!). M'amuser avec lui jusqu'à ce qu'on me force à rentrer dans la chambre pour aller dormir. Et le lendemain, pas question de déjeûner pour moi : jouer avec le pitou, oui monsieur!
Lassie ne m'a jamais impressionné ni captivé; j'imagine que la graine critique sommeillait déjà en moi à ce jeune âge et je me souviens que je trouvais dooooooooooont cette émission plate et mal « stagée » - ça paraissait tellement que, hors cadre, on tenait un gros steak pour attirer Lassie! Mais j'ai toujours adoré les Colley, envers et contre tous, et leurs commentaires « chien de mononc', pu' a' mode, tellement plate et commun ».
Samedi, j'irai chercher Kubrick (que je rebaptiserai ainsi, parce que Ricky... passons!). Du haut de mes 32 ans, du bas de ses 6 mois, on fera un duo d'enfer. Ce sera le plus fin, le plus bô, le plus obéissant, le plus brillant et le plus touffu de tous les chiens du monde. Et quand Lassie appellera à la maison pour que Kubrick passe la prendre, je lui pitcherai les clés du char en lui disant : « Kashmir, fais attention à mon char, mais montre z'y à cette chienne de Lassie qui c'est le boss! »
Tout c'qui nous précède, on s'en christe...
Il y a quelques semaines, j'ai contacté un mec qui, selon ce qu'on m'avait annoncé chez Pissines Trévial, connaissait ça lui, les spas. Ça tombe mauditement bien, le nôtre fait défaut. Vraiment rien d'affolant : c'est juste la pompe qui n'arrête plus de fonctionner. Conséquence : on consomme un peu trop d'électricité pour rien (énergie verte certes, mais énergie quand même!), on use la pompe 17,4 fois prématurément et l'eau chauffe constamment, puisqu'elle ne cesse d'être agitée par la pompe hyperactive.
Alors voilà, je contacte ce présumé expert du spa — que je nommerai ici avec grand plaisir pour des raisons que vous comprendrez bientôt : mon ami Kevin. Soyez donc avertis de vous tenir à au moins 3 MRC de distance de tout présumé réparateur de spa nommé Kevin. Au téléphone, je lui explique le problème — la pompe, a n'arrête pas — et prends la peine de lui expliquer que notre spa est du genre « vintage »; un modèle 1997 que ma copine a trouvé usagé sur lespac.com (en excellente condition, je dois dire). Un modèle sans ordinateur de bord, sans circuit imprimé : juste de l'électromécanique que j'arrive moi-même à comprendre sommairement, merci à mes profs de physique du secondaire et du cégep. « Pas de problème, me lance un Kevin confiant, je passe voir ça ce vendredi. »
Arrivé devant ledit spa, ledit Kevin m'a donné un de ces shows. Regarde le panneau de contrôle, gratte la tête, feint de tester quelques circuits avec son multimère de luxe, regratte la tête, reteste, regratte - pendant que moi, je regrette de l'avoir fait venir.
90 dollars plus tard (45 $ pour le déplacement + 45 $/h, une heure minimum), je ne fais dire que Kevin, roi du spa, devra consulter un collègue pour comprendre. « C'est un vieux spa sans électronique : c'est tellement simple que je ne comprends pas comment ça marche, ni où peut être le problème. »
Trop simple? Ciboire! À l'université du spa, ils n'enseignent pas la base, faut croire. On vous enseigne à trouver le circuit imprimé, dire au client que c'est ça qui fait défaut et que 400 dollars plus tard (300 $ pour la pièce, 100 $ d'installation) tout rentrera dans l'ordre.
En fait, ce qui me fascine, c'est de voir à quel point on n'enseigne plus la base, d'où viennent les choses. Ce qui existe maintenant, c'est super. Ce qui s'en vient, ce sera mirobolant. Mais tout ce qui nous précède, c'est vieux, c'est d'la merde et on s'en christe. Les artistes de musique électro ingorent souvent qui est Kraftwerk. Les entrepreneurs sont souvent mystifiés quand il croisent des charpentes faites de matériaux autres que du 2 x 4 et du gypse (essayez de trouver un tireur de joint pour réparer votre mur en plâtre sur lattes de bois, pour voir). Les monteurs vidéos utilisent des « bins » (« chutiers », en français) et ignorent que cette métaphore informatique provient de l'époque du montage cinéma à la lame de rasoir. Et évidemment, on entreposent nos aïeux dans des cages à séniles. Travaillent pu, sont vieux, bons à rien! Comme ma scie ronde que j'ai dû réparer moi-même, parce qu'aucun technicien ne toruvait que ça vallait la peine de la rescaper.
Étant du type manuel, qui aime réparer les choses, mais surtout les conserver dans leur état d'origine, il me fait grand plaisir de rencontrer - en moyenne un par an - des fournisseurs, des artisans qui connaissent les racines de leur art. Ce détaillant de pièces de portes et fenêtres, sur la rue Beaubien, qui s'est donné toute la misère du monde pour me trouver une penne et une clé afin de restaurer mes vielles poignées de portes métalliques circa 1930. Ce plâtrier, le père d'une amie à moi, pour qui réparer un mur est une véritable joie et qui fait encore des moulures en plâtre (aux poubelles, le MDF!).
Est-ce vraiment nécessaire et indispensable de connaître tout des origines de son art? Non. Est-ce qu'un artisan accompli, qui pratique son métier en gardant en tête l'expérience et les méthodes de ces prédécesseurs, est plus enclin d'exceller dans son travail? Oui. Est-ce qu'il m'impressionne et m'inspire confiance? Oui. Est-ce que Kevin m'impressionne? Pantoute!
Peu importe notre travail, notre domaine ou notre passion, prenons le temps de fouiner un peu, de comprendre cossé-vient-d'où-de-pourquoi-kissé-comment. Notre travail n'en sera que d'une plus grande Qualité (à cet effet, le livre « Zen and the Art of Motorcycle Maintenance », de Robert M. Pirsig, dont je vous entretiendrai ultérieurement). Les Grecs regardaient droit vers le passé afin de comprendre le présent. Le futur, ils s'en foutaient un peu. À bas la culture Apple du prochain iMachin, qui nous fait acheter une patente luisante en rêvant déjà à sa prochaine incarnation.
J'ai réparé mon spa tout seul finalement (en fait, ça fait 2 fois que je le démanche et le ramanche, pour un total de 200 $ en pièces - une aubaine, je vous l'assure). Je le comprends, il me comprends, on s'apprivoise et je l'entretiens. Il est heureux (il ronronne!) et m'itou! Et à force d'apprivoiser les machines qui m'entourent, j'aborde chaque nouveau projet avec fierté et conviction, au pire un brin d'audace parce que j'me dit que la dernière fois, j'ai été capable de toute façon.
Alors voilà, je contacte ce présumé expert du spa — que je nommerai ici avec grand plaisir pour des raisons que vous comprendrez bientôt : mon ami Kevin. Soyez donc avertis de vous tenir à au moins 3 MRC de distance de tout présumé réparateur de spa nommé Kevin. Au téléphone, je lui explique le problème — la pompe, a n'arrête pas — et prends la peine de lui expliquer que notre spa est du genre « vintage »; un modèle 1997 que ma copine a trouvé usagé sur lespac.com (en excellente condition, je dois dire). Un modèle sans ordinateur de bord, sans circuit imprimé : juste de l'électromécanique que j'arrive moi-même à comprendre sommairement, merci à mes profs de physique du secondaire et du cégep. « Pas de problème, me lance un Kevin confiant, je passe voir ça ce vendredi. »
Arrivé devant ledit spa, ledit Kevin m'a donné un de ces shows. Regarde le panneau de contrôle, gratte la tête, feint de tester quelques circuits avec son multimère de luxe, regratte la tête, reteste, regratte - pendant que moi, je regrette de l'avoir fait venir.
90 dollars plus tard (45 $ pour le déplacement + 45 $/h, une heure minimum), je ne fais dire que Kevin, roi du spa, devra consulter un collègue pour comprendre. « C'est un vieux spa sans électronique : c'est tellement simple que je ne comprends pas comment ça marche, ni où peut être le problème. »
Trop simple? Ciboire! À l'université du spa, ils n'enseignent pas la base, faut croire. On vous enseigne à trouver le circuit imprimé, dire au client que c'est ça qui fait défaut et que 400 dollars plus tard (300 $ pour la pièce, 100 $ d'installation) tout rentrera dans l'ordre.
En fait, ce qui me fascine, c'est de voir à quel point on n'enseigne plus la base, d'où viennent les choses. Ce qui existe maintenant, c'est super. Ce qui s'en vient, ce sera mirobolant. Mais tout ce qui nous précède, c'est vieux, c'est d'la merde et on s'en christe. Les artistes de musique électro ingorent souvent qui est Kraftwerk. Les entrepreneurs sont souvent mystifiés quand il croisent des charpentes faites de matériaux autres que du 2 x 4 et du gypse (essayez de trouver un tireur de joint pour réparer votre mur en plâtre sur lattes de bois, pour voir). Les monteurs vidéos utilisent des « bins » (« chutiers », en français) et ignorent que cette métaphore informatique provient de l'époque du montage cinéma à la lame de rasoir. Et évidemment, on entreposent nos aïeux dans des cages à séniles. Travaillent pu, sont vieux, bons à rien! Comme ma scie ronde que j'ai dû réparer moi-même, parce qu'aucun technicien ne toruvait que ça vallait la peine de la rescaper.
Étant du type manuel, qui aime réparer les choses, mais surtout les conserver dans leur état d'origine, il me fait grand plaisir de rencontrer - en moyenne un par an - des fournisseurs, des artisans qui connaissent les racines de leur art. Ce détaillant de pièces de portes et fenêtres, sur la rue Beaubien, qui s'est donné toute la misère du monde pour me trouver une penne et une clé afin de restaurer mes vielles poignées de portes métalliques circa 1930. Ce plâtrier, le père d'une amie à moi, pour qui réparer un mur est une véritable joie et qui fait encore des moulures en plâtre (aux poubelles, le MDF!).
Est-ce vraiment nécessaire et indispensable de connaître tout des origines de son art? Non. Est-ce qu'un artisan accompli, qui pratique son métier en gardant en tête l'expérience et les méthodes de ces prédécesseurs, est plus enclin d'exceller dans son travail? Oui. Est-ce qu'il m'impressionne et m'inspire confiance? Oui. Est-ce que Kevin m'impressionne? Pantoute!
Peu importe notre travail, notre domaine ou notre passion, prenons le temps de fouiner un peu, de comprendre cossé-vient-d'où-de-pourquoi-kissé-comment. Notre travail n'en sera que d'une plus grande Qualité (à cet effet, le livre « Zen and the Art of Motorcycle Maintenance », de Robert M. Pirsig, dont je vous entretiendrai ultérieurement). Les Grecs regardaient droit vers le passé afin de comprendre le présent. Le futur, ils s'en foutaient un peu. À bas la culture Apple du prochain iMachin, qui nous fait acheter une patente luisante en rêvant déjà à sa prochaine incarnation.
J'ai réparé mon spa tout seul finalement (en fait, ça fait 2 fois que je le démanche et le ramanche, pour un total de 200 $ en pièces - une aubaine, je vous l'assure). Je le comprends, il me comprends, on s'apprivoise et je l'entretiens. Il est heureux (il ronronne!) et m'itou! Et à force d'apprivoiser les machines qui m'entourent, j'aborde chaque nouveau projet avec fierté et conviction, au pire un brin d'audace parce que j'me dit que la dernière fois, j'ai été capable de toute façon.
Fiel
Il y a de ces jours où l'on se sent merdique. Je viens de prendre la vie d'un minable insecte : je l'ai lancé au fond de l'évier de la cuisine, j'ai ouvert le robinet à pleine capacité et, imperturbable, je l'ai regardé disparaître au fond du drain. Mais honnêtement, au moment présent où je pioche au clavier, je me sens encore moins winner que cette pauvre bestiole. Depuis quelques mois, je suis la victime d'un sadique plaisantin qui se bidonne à miner ma vie personnelle. Il doit bien se la dilater, l'enculé (ou l'enculée...?), losque sous le lâche couvert de l'anonymat, il me lance ses petites missives perturbantes et blessantes. Qu'à cela ne tienne; bien que je me sente au même niveau que le sous-plancher qui accueille la bouse bovine, je me console (à peine) en me convaincant que l'enculée se situe au niveau de la colle à plancher qui tient le sous-plancher. J'ai beau me répéter inlassablement que je suis au-dessus de l'enculé, que je suis un tantinet plus noble que lui, reste que les dagues font leur chemin. Je cache bien les blessures, tel Napoléon et sa célèbre cape rouge, mais avouons que je perds des litres de sang à chaque fois que je balance les bras pour garder la tête hors de ce merdier.
C'est la flotte
En ce vendredi matin, le ciel se vide. Dommage, car il fait relativement chaud et je « travaille à partir de la maison ». Certes, je dois finaliser un concept pour le boulot, trouver des idées pour une importante campagne de promotion (plus télévisuelle qu'estivale). Mais la pluie nuit à mon travail, d'une façon insoupçonnée...
En effet, mes idées me viennent habituellement alors que je fais tout, sauf penser. M'assoir devant l'ordi est mortel pour trouver des idées. Quand je m'assois au clavier, c'est immanquablement parce que les idées se sont déjà pointé le bout du concept, qu'il ne me reste qu'à les articuler, les justifier et les saisir sur papier (étrange comme expression, alors que le papier est de plus en plus rare en ces temps de documents virtuels...).
La pluie d'aujourd'hui me restreint donc, puisque je ne peux aller jaser avec le soleil, en moto de préférence. Oui, c'est un des nombreux plaisirs de ma monture métallique; lorsque je l'enfourche, que je me sauve des méandres urbains et que j'ai le plaisir de la piloter dans de petits chemins sinueux et peu fréquentés, ma caboche n'a d'autre choix que de se perdre parmi ses propres neurones et de laisser libre cours à l'apparition d'idées loufoques. Pour moi, chercher des idées, c'est exactement comme chercher ses clés : c'est lorsqu'on arrête de s'attarder à cette quête que l'objet convoité fait surface. Se balader en moto, c'est fuir les impératifs de la ville, de la vie et du boulot. C'est surtout trouver la liberté, physique et cérébrale, essentielle à la création. Oh, évidemment, il n'y a pas que ma bicyclette motorisée qui me permette de chasser les idées; la douche, le sport, la musique en sont d'autres.
Mais me semble qu'aujourd'hui, je trouverais mes idées après avoir dévoré quelques centaines de kilomètres de bitume...
En effet, mes idées me viennent habituellement alors que je fais tout, sauf penser. M'assoir devant l'ordi est mortel pour trouver des idées. Quand je m'assois au clavier, c'est immanquablement parce que les idées se sont déjà pointé le bout du concept, qu'il ne me reste qu'à les articuler, les justifier et les saisir sur papier (étrange comme expression, alors que le papier est de plus en plus rare en ces temps de documents virtuels...).
La pluie d'aujourd'hui me restreint donc, puisque je ne peux aller jaser avec le soleil, en moto de préférence. Oui, c'est un des nombreux plaisirs de ma monture métallique; lorsque je l'enfourche, que je me sauve des méandres urbains et que j'ai le plaisir de la piloter dans de petits chemins sinueux et peu fréquentés, ma caboche n'a d'autre choix que de se perdre parmi ses propres neurones et de laisser libre cours à l'apparition d'idées loufoques. Pour moi, chercher des idées, c'est exactement comme chercher ses clés : c'est lorsqu'on arrête de s'attarder à cette quête que l'objet convoité fait surface. Se balader en moto, c'est fuir les impératifs de la ville, de la vie et du boulot. C'est surtout trouver la liberté, physique et cérébrale, essentielle à la création. Oh, évidemment, il n'y a pas que ma bicyclette motorisée qui me permette de chasser les idées; la douche, le sport, la musique en sont d'autres.
Mais me semble qu'aujourd'hui, je trouverais mes idées après avoir dévoré quelques centaines de kilomètres de bitume...
Des oeufs dans l'sirop
Ça peut paraître con ou anodin, mais chaque printemps mon paternel entaille une centaine d'érables sur son terrain et s'amuse à en extirper le nectar sucré. Dans sa cabane à sucre, on s'installe autour du feu, on surveille l'évaporateur et on exécute la centaine de petits gestes pour assurer la cuvée annuelle de sirop d'érable. Ce sont ces petits moments, où l'on oublie le chaos urbain, où l'on crée quelque chose de ses mains, où l'on prend le temps d'en perdre un peu, qui me rappellent ce qui me branche réellement, ce qui m'allume.
Inutile de préciser que, de plus en plus, ce qui me fait briller, ce n'est rien de ce que l'on retrouve dans la métropole. La journée terminée, alors que l'eau d'érable est devenue plus visqueuse, plus dorée, vachement plus sucrée, ce sont les futilités qui se sont évaporées.
Inutile de préciser que, de plus en plus, ce qui me fait briller, ce n'est rien de ce que l'on retrouve dans la métropole. La journée terminée, alors que l'eau d'érable est devenue plus visqueuse, plus dorée, vachement plus sucrée, ce sont les futilités qui se sont évaporées.
Ce soir, on danse...
Tout de blanc vêtus, nous irons tordre nos corps au fil des ondes de choc qui résonneront dans l'immense salle de bal. Pendant quelques heures, oublier qu'il existe un monde en dehors des 4 murs qui nous enlacent. Ça fait des Lunes que, justement, je n'ai pas valsé sous ses rayons. Donc, un plongeon vers le passé, une saucette de jeunesse, question de vérifier si les muscles et l'esprit suivent encore.
Coming soon...
Frais sorti d'une série d'événements bouleversants (mais tout de même hautement inspirants et motivateurs), je vous promets de reprendre du service bientôt. Allez, que Dieu soit votre brebis!
S'abonner à :
Messages (Atom)
